Rocky

Rendons hommage à ce Montpelliérain souvent imité, jamais égalé (aurais-je déjà le mal du pays…?) et qui a su si bien résumer son oeuvre: “C’est en faisant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui”!

Pour être en plein dans l’actualité, voici Rémi Gaillard aux JO de Pékin (ou presque…!):

Rémi Gaillard aux JO de Pékin – Gymnastique 

Rémi Gaillard aux JO de Pékin – Décathlon 

N’hésitez pas à parcourir son site.

Allez une dernière, juste parce qu’elle me fait vraiment marrer! So chic! Eloignez les enfants quand même… ^^

 

Varenna (Lago di Como)

 Bon ben voilà, j’ai trouvé comment mettre des photos sur ce blog (en fait c’était l’ancien design qui ne le permettait pas…). Alors comme c’est la fête et que je pars bientôt en Italie, je souhaitais parler d’une région qui me tient particulièrement à coeur: la région des lacs et en particulier le lac de Côme.

 J’ai complètement fondu pour Varenna, charmant village typiquement italien. Imaginez plutôt: c’est l’été, vous descendez du bateau et vous gagnez les ruelles du village. Les maisons sont adorables: des tons chauds (rose, orange) qu créent un merveilleux contraste avec le bleu du lac, des volets verts à la vénitienne, des plantes grimpantes recouvrent les murs. N’hésitez pas à vous perdre (toute proportion gardée) dans les rues, à emprunter les escaliers délaissés par les touristes (surtout les Français… j’me comprends!). Lorsque vous avez pu profiter du panorama qu’offre le sommet du village sur les magnifiques villas et sur la région montagneuse qui borde le lac, vous redescendez et déjeunez sur le port, à la terrasse d’un restaurant recouvert de vigne vierge. Vous dégustez un poisson grillé péché du matin et l’accompagnez d’un Chianti servi bien frais, tout en discutant (ou en baragouinant selon votre degré de connaissance de l’italien) avec les vieux propriétaires de cette trattoria familiale. Vous êtes à l’abri du soleil (et des touristes si vous vous débrouillez bien, c’est-à-dire, si vous ne mangez pas à midi pile!), une brise légère rafraîchit l’atmosphère, bref, le paradis! En tout cas, MON paradis.

 C’est comme cela que je conçois des vacances reposantes, culturelles, paisibles et surtout, à l’italienne! J’espère vous avoir donné envie d’y aller, ou d’y retourner… Buon viaggio!

Oui, je le reconnais, j’ai délaissé mon blog encore fragile et sous-alimenté, mais c’était pour la bonne cause! Entre les révisions, les exam’, les AR Montpellier-Paris, Montpellier-Narbonne, Montpellier-Toulouse, j’avoue que je n’avais pas vraiment le temps ni l’opportunité de trouver l’inspiration! C’est désormais chose faite, chers lecteurs, mais je ne garantis pas la qualité de mes articles…! (Remarquez que vous assistez à une résurrection, donc si vous avez loupé celle de Jésus, ne soyez pas déçus! Et puis ne vexez pas mon blog, il a mis sa plus belle robe pour l’occasion…)

Me voilà donc installée à Paris et ce, pour un peu plus de trois mois puisque je commence mardi prochain un stage chez Capstan Avocats auprès de Maître Serizay. Inutile de vous dire que je suis un peu stressée mais impatiente à la fois!! Je pense que j’aurai quelques anecdoctes à vous écrire à ce sujet, bien évidemment sur la vie du Cabinet, le secret professionnel m’empêchant de vous raconter les problèmes des clients (C’est une honte, n’est-ce pas? Faire chanter une entreprise du CAC 40 pourrait pourtant s’avérer très utile et lucratif)!

En attendant de réactiver mes petits neurones devant un bon code (au passage, je crois que l’on va s’arracher les cheveux, le nouveau Code du travail totalement refondu faisant son apparition…), je pars avec ma famille quelques jours en Italie. Nous allons donc à Naples et à Capri (oui, oui, je sais, “c’est fini”, vous ne serez que la millième personne à me la ressortir…). Je n’ai toujours pas compris comment cela fonctionnait mais j’essaierai de mettre des photos à mon retour!

Voilà, en trois mots: I’m back!!

Zoub zoub! (nouveau concept de la soeurette)

 

Eh oui… Ben Harper, que toute fille normalement constituée se doit d’aimer… En même temps, il suffit d’écouter pour comprendre le pourquoi de cet effet…! Enjoy!  (oui oui, faut cliquer dessus… ^^)

(En espérant que ça m’aide à trouver l’inspiration pour ton post Nick’O… Je m’y crois trop… lol)

Suzie Blue par Ben Harper (Burn to shine, 1999) 

Won’t you sing me the blues
Won’t you sing me the blues
Sing me something my heart can use; misery loves a symphony                                                                                                

Does your face, your pretty face get lost in a crowd?
And you say no one’s there
To hear you cry out loud
What will you do, Suzie Blue?                                                                                                                                                         

Where did you learn to do that so well?
Where did you learn to do that so well?
I guess that would be like kiss and tell
If it’s a secret, why did you show me                                                                                                                                                  

But your far away from the love you used to hold, don’t sit and watch your self grow old
The day is new, Suzie Blue
The day is new, Suzie Blue

Real life has let you down
Real life has let you down
Someone stripped the jewel from your crown
Everybody owes somebody something
Kissing from heaven in your arms
And we’ll make love to the memories
They will always see us through, Suzie Blue
The day is new, Suzie Blue
The day is new, Suzie Blue

A l’image des groupes que l’on peut trouver sur Facebook, je vous donne un aperçu (et pour d’autres juste une vision de leur quotidien) de ce que c’est que d’être étudiant dans cette fac…

Tu sais que tu es à la fac de Droit de Montpellier quand…

- tu peux présenter une émission sur la mode et sur celle de la prochaine saison rien qu’en regardant le groupe des “pintades” (merci Délits de culture ^^) ou “pintasses” (merci Emeric ^^) en bas de l’amphi, à droite plus précisément,

- la première question que l’on te pose quand tu parles de tes études est: “alors, juge ou avocat?” (car c’est bien connu, il n’y a que deux débouchés!),

- tu as craché tes poumons avant d’arriver jusqu’à l’amphi 418 (Benji, souvenirs souvenirs…) et tu te crois dans un sauna pendant le cours, et ce d’autant plus que tu tombes TOUJOURS sur la place bien ensoleillée (ce con de soleil te suit visiblement…),

- tu connais ton emploi du temps le jour de la rentrée

- tu sais que les gentilles dames de l’administration souffrent d’énormes crampes les empêchant de sourire - plus généralement d’être aimables – alors que tu viens de te taper deux heures de queue (je précise que je parle d’attente, n’est-ce pas Emeric? lol) pour qu’on te dise “c’est pas ici, faut voir ça avec le Doyen”!!!!!

- tu adores écouter les conversations des pintades (Marianne, souviens-toi): “j’ai acheté des slims dans toutes les couleurs mais c’est la mode des pantalons larges taille haute alors est-ce que j’dois en acheter aussi dans toutes les couleurs???”,

- ça t’énerve de te dire que ces mêmes pintades sont déjà en Master simplement parce qu’il y a des matières à apprendre par coeur et que ça les sauve…

- ton meilleur pote c’est le Code civil et ton grand frère c’est Carbonnier,

- tu penses que si tes parents ne sont pas avocats, t’es foutu(e) pour un Master 2 ici,

- ton entourage croit dur comme fer que tu peux résoudre n’importe quel problème juste parce que “le Droit est partout”,

- tu sais que “Nemo auditur…” n’a rien à voir avec le p’tit poisson coincé dans son bocal,

- tu sais aussi que t’es le seul à pas t’en foutre parmi tes amis,

- les gens sont impressionnés par ton parcours parce qu’ils pensent qu’on apprend par coeur les codes,

- donc les gens pensent que tes études sont chiantes,

- t’entends les cloches de la Cathédrale sonner et tu te dis “merde pour une fois que j’regarde pas ma montre… encore 40 min…”,

- t’en as marre que tout le monde t’assimile à tous ces clichés mais t’es quand même content(e) parce qu’au moins ici, on a le soleil (tu l’es moins en 418…).

Voilà, les juristes montpelliérains, vous pouvez en rajouter! ^^

Est-il encore besoin de se demander pourquoi certains préfèrent largement l’information à la radio et dans les journaux papiers aux reportages présentés dans les journaux télévisés? Je ne vais pas faire un sujet sérieux sur la désinformation mais passer un p’tit coup de gueule contre les rédactions et leur manière de présenter les JT.

Exemple: une explosion a eu lieu sur un chantier. Au lieu de relater simplement les faits, on a droit aux témoignages des voisins qui, au passage, ont la plupart du temps l’accent du Sud ou l’accent ch’ti (l’avez-vous remarqué?!). A-t-on vraiment besoin d’entendre : ”J’ai entendu un gros boum mais de chez nous on ne voyait rien”… Ouais! Merci, sans ces témoins on n’aurait jamais su que le bruit provoqué par une explosion était un ”boum” et c’est toujours intéressant de savoir qu’ils n’ont rien vu de la scène!

Second exemple: le meurtre d’une épouse et des enfants. Là on a le droit à la phrase plus que traditionnelle: “Oh ben c’était une famille très gentille, sans problèmes. Les enfants jouaient avec les miens et le père me disait toujours bonjour”… En fait le journaliste n’a pas réussi à recueillir les impressions du procureur et se demande comment remplir les trois minutes qu’on lui a accordées pour son reportage…

Il y aurait tellement à dire. Pourquoi se contenter de cinq sujets survolés? Je ne sais pas si le fait d’abonder est préférable, cela dit je suis sûre que modifier le contenu d’un reportage serait salvateur. Mais je me demande… si pendant plusieurs mois, voire plusieurs années on ne parle pas de tous ces sujets plus qu’importants, n’est-ce pas un bon moyen pour les célébrités de pouvoir faire leur BA annuelle en chantant pour une cause ou en participant à une émission spéciale Darfour? Certes, il ne faudrait pas lasser le public et en parler aux JT serait vraiment… à la limite de l’écoeurement…!

A vous les studios!

Avis aux lecteurs de mon blog.

Le week-end pascal étant traditionnellement passé en famille dans un bled de Provence, je ne pourrai pas poster jusqu’à lundi et je m’en excuse par avance (cela dit vous avez mieux à faire bande de geeks!!! lol).

Par ailleurs, j’ai changé la présentation du blog, j’espère que cela vous convient (puisque l’ancienne version était visiblement trop triste… j’ai cru à tort que le fond prime la forme! lol).

Bon week-end à tous!!

Isa

Future valeur sur le marché du travail, je me demande naturellement si trouver un emploi sera chose aisée (même si les étudiants en Droit ne sont pas les plus à plaindre, je le reconnais…) et le livre que j’ai lu il y a quelque temps ne m’avait pas franchement rassurée. L’égalité homme/femme est encore une utopie à l’heure actuelle et le restera un bon moment, ça n’est pas la peine de le rappeler; l’intérêt de ce livre est donc d’avoir exposé le pourquoi de cette inégalité toujours aussi flagrante. Je tiens à préciser dès maintenant que je ne suis pas féministe et que j’ai plutôt tendance à croire que le courant féministe discrédite les femmes plus qu’autre chose…

Neurobiologiste, Lucy Vincent a répondu à de nombreuses questions sur l’amour, le couple et son avenir dans Où est passé l’amour?. Je vous avertis: amis du romantisme (dans son acception vulgarisée), passez votre chemin! En effet, étudier le sentiment amoureux d’un point de vue biologique est certes utile et intéressant (peut-être même salvateur pour certains couples…) mais légèrement déprimant, sans doute parce que trop réaliste…! Je vous ferai part dans un prochain article de ce qu’il en est dit mais reconcentrons-nous sur le sujet: l’inégalité homme/femme au travail.

Une femme gagne entre 10 et 20% de moins qu’un homme et un plafond de verre l’empêche d’accéder aux fonctions les plus importantes parce qu’elle ne possède pas cet attribut essentiel à la réussite professionnelle: le chromosome Y. Dans un tel contexte, parler d’une différence éventuelle entre un cerveau masculin et un cerveau féminin relève de la provocation absolue; or cette différence existe bel et bien mais n’est en aucun cas une question d’intelligence.

Rappelons, pour commencer, que les hommes ont occupé, seuls, le monde du travail pendant des siècles et que les règles qui gouvernent ce monde ont longtemps reposé - et reposent encore - sur les règles gouvernant les relations entre hommes et qu’ils ont bien profité de ce bagage qu’un est un cerveau programmé pour la compétition sexuelle. Cette compétition reproductive constitue la base des règles comportementales entre êtres humains. Quand les femmes ont fait leur entrée dans l’univers professionnel s’est donc posé le problème inédit de leur positionnement par rapport à leurs collègues masculins habitués, jusque là, à évoluer entre eux.

Désormais, les femmes jouent le même jeu professionnel que les hommes, mais en ignorant que, là où elles essaient de se positionner selon des critères objectifs de réussite professionnelle, les mâles continuent, eux, de se positionner selon des critères masculins de réussite sexuelle. Ces derniers critères ne sont autres que la force physique, la grosse voix, la taille, la richesse et les femmes partant dès lors avec un désavantage d’estime, elles n’ont que peu de chances de l’emporter en voulant s’immiscer dans un groupe de mâles. Sans compter le fait que dans le même temps, elles font figure d’objet sexuel dans la compétition à laquelle se livrent les mâles. D’où un double handicap: l’évaluation de leur place parmi eux – en tant que rivales dans le travail - se fait selon des critères de rivalité sexuelle dont, comble du comble, les femmes sont elles-mêmes la cible en tant que femmes!

Alors les hommes, souhaitez-nous bonne chance et que le meilleur gagne! (mais le meilleur en quoi…?)

Où est passé l’amour? de Lucy Vincent (éd. Odile Jacob, 2007).

78% H20 par Ani Difranco (Reprieve, 2006): voilà une chanson que j’adore et que je viens de retrouver… forcément, je l’écoute en boucle!

http://www.deezer.com/

When the joy had left your body
And you were locked into your own pulse
You used to love to sit by the water
And watch it lapping on the rocks
And every time you put your feet in
You cry out and you pray
But its all downhill from here, baby
So naturally, I can’t stay

First you roll your eyes to heaven
Say you’ve never had love so divine
But it will go from more than ever
To not enough in no time

You will push and
You will push until
You push me away
I hear you cry out for your water
I know you’ll curse it someday

I guess for me there’s been few
Who’ve walked up smiling and drawn a line
Between so far and from now on
Yes a big glowing life time

And I’ve been disappointed
I’ve been heart-broken
I too have loved from afar
But we are 78% water
Even our pumping hearts

Pour avoir vécu sept ans dans cette magnifique ville qu’est Versailles, j’ai bien évidemment (et malgré moi) eu le temps d’étudier le Versaillais pure souche!

Commençons d’abord par la famille versaillaise type: un nom de famille à rallonge du genre “De la boule de la rampe de l’escalier” (et je ne vous parle même pas des prénoms tels que Marie-Sixtine, Guillemette), une résidence secondaire en Bretagne ou en Normandie, six enfants qui vouvoient leurs parents. Certes, les Versaillaises sont de véritables poules pondeuses (petite vengeance envers l’une qui avait osé dire à une mère n’ayant pu avoir “qu’un” enfant: “oh, un ou rien c’est la même chose”) mais c’est grâce à elles que la France peut être fière de son taux de natalité…!

A propos de la mère versaillaise, on la repère très vite. Indications: paire de mocassins (attention! jamais de talon), jupe à carreaux, petite veste Lacoste vert bouteille ou bleu marine, foulard Hermès et/ou collier de perles, serre-tête ou chignon. Oui, Thérèse existe vraiment, ce n’est pas une caricature (avis aux amateurs du Père Noël est une ordure)!

“Et le père?” me direz-vous. Le pull Lacoste lui sied aussi et vit en parfaite harmonie avec le pantalon en velours côtelé marronâtre.

Le Versaillais a beau descendre d’une famille noble et avoir un nom à particule, sa nombreuse progéniture et sa ruineuse résidence secondaire (une abbaye ça s’entretient) l’oblige à faire des économies! Ainsi, le dimanche, on peut apercevoir les Marie-Sixtine, François-Xavier et autres Charles-Henri se rendre à la messe en file indienne, avec des chaussures totalement usées et recyclées d’un enfant à l’autre ou encore des jolies chaussettes blanches sans élasticité et qui retombent sur les fameux mocassins!

Lorsqu’il n’est pas à pieds (il ne faudrait pas non plus trop user ce qui reste de semelle) ou en vélo pour une promenade dans le parc du Château, le Versaillais se déplace en Volvo Break bleu marine ou en Renault Espace vert (oui la couleur de la voiture s’accorde avec celle du pull de Madame, ou peut-être est-ce le contraire…).

Vous voilà parés pour repérer n’importe quel Versaillais (en dehors de Versailles sinon c’est trop facile…). Enjoy!

Une amie m’a fait découvrir cette troupe de théâtre pleine de talentueux comédiens!  Le capitaine, Julien Masdoua, réunit donc sa troupe à Montpellier tous les premiers mercredis du mois pour une soirée d’improvisations. Les sujets des impro’ sont donnés par les spectateurs et autant dire que certains ont de l’imagination…! Un sujet marquant: “Et si Star Trek rencontrait une telenovela brésilienne?”. Pour faire une publicité digne de ce nom, je vous dirais que pour 2€ la place, ça n’est pas simplement un bon rapport qualité/prix, c’est surtout une affaire à saisir Messieurs, Dames!!!

Exceptionnellement, une soirée impro’ a lieu ce soir au profit d’une oeuvre humanitaire et je compte bien y aller! C’est à chaque fois un vrai régal et un moment de détente!

Julien Masdoua et la Compagnie du Capitaine donnent plein d’autres rendez-vous divers et variés… pour les bons plans, visitez leur site: http://www.compagnieducapitaine.com/

Chaque mardi soir, je suis invitée chez ma soeur et sa coloc’ pour dîner avec elles. Le problème est qu’elles calent l’heure du dîner sur celle d’une émission qui me coupe légèrement l’appétit: Plus Belle La Vie !

Lorsque le générique démarre, je me concentre de toutes mes forces pour tenter de comprendre les paroles et j’avoue que je n’y suis toujours pas arrivée (les deux fan’ qui me servent de compagnie pour le repas ayant elles-mêmes deux versions différentes). A la fin du générique, un silence religieux se fait autour de la table et ouvrir la bouche pour faire autre chose que manger équivaut à signer mon arrêt de mort.

Regarder cette série une fois par semaine la rend encore plus absurde qu’elle ne doit l’être au quotidien mais l’avantage non négligeable est qu’un mardi j’ai droit à la mort d’un des personnages et le mardi suivant, on passe directement à sa résurrection.

Cela dit, je ne manquerais cette soirée pour rien au monde et ce, pour deux raisons: espérer voir à l’écran un second marseillais avec l’accent du Sud en dehors du vieux qui tient le café et profiter des réactions des deux fan’ comme “ah j’en étais sûre!”, “oh la pute” ou encore ”mais non, il est possédé par le Diable!!!”

Vivement mardi! Puis faut dire qu’on y mange très bien… héhé!

A l’heure où l’on s’interroge à propos de la frontière qui existe entre le droit au laisser mourir et l’euthanasie, je souhaitais réagir – et peut-être vous faire réagir – sur un droit prôné abusivement: celui de mourir dans la dignité. Peut-on réellement penser que, parce qu’une personne est gravement malade ou handicapée, qu’elle a besoin d’une assistance pour réaliser les gestes quotidiens les plus banals, celle-ci perd sa dignité?

Je ne comprends pas pourquoi le problème a été déplacé alors que la vraie question est de savoir si l’on doit laisser une personne souffrir physiquement et mentalement lorsque celle-ci ne souhaite qu’une chose: mourir pour reposer son corps et son esprit.  Le mot “dignité” est défini comme suit : “Respect dû à une personne, à une chose ou à soi-même”. Il est donc question de respect et refuser d’aider une personne à mourir reviendrait donc à ne pas respecter sa volonté; c’est en cela qu’une atteinte est portée à sa dignité.

La dignité a été vulgarisée et mourir dans la dignité se rapproche actuellement plus de l’idée qu’une personne doit mourir en tant qu’être humain et beaucoup moins de celle que l’ont doit respecter cette personne. Au fond, et c’est là que le problème reste entier, on se demande encore si l’on doit faire en sorte qu’un patient doive seulement mourir dans les meilleures conditions ou que ce dernier puisse mourir quand il le veut.

Le droit à mourir dans la dignité, lorsqu’il est pris dans son acception originelle, n’est donc pas un faux prétexte; au contraire, respecter ce droit c’est respecter au plus haut point celui ou celle qui souffre. Il faut espérer que l’actualité et les réflexions entreprises par l’Ordre des médecins, entre autres, redonneront à ce droit sa définition la plus noble et la plus proche de la volonté des patients condamnés.

Regardez-vous ou regardiez-vous la série FRIENDS ? Il y a un épisode dans lequel Joey doit écrire une lettre sur Monica et Chandler en vantant leurs qualités d’amis et de fururs parents… Mais Joey manquant de vocabulaire, Ross lui conseille d’utiliser un dictionnaire des synonymes. Bien évidemment on ne comprend plus rien à la lettre de Joey qui a usé et abusé des synonymes…!

J’ai un ami qui vient de s’inscrire sur un site de rencontres et qui m’a demandé de corriger l’annonce qu’il souhaitait mettre en ligne. Très fier de lui, il me précise en me l’envoyant qu’il a utilisé un langage soutenu qui devrait plaire au plus grand nombre.

Mais je crois que le mot “plaire” était utilisé avec audace…! En effet, après une longue description de lui dont je vous épargnerai la lecture, il était écrit : “Je souhaiterais donc acquérir une jeune femme (…)”. Euh… deux réactions étaient possibles : en rire en se disant qu’il n’avait tout simplement pas compris que tous les synonymes ne fonctionnaient pas dans certains contextes, ou bien en pleurer en se disant qu’il n’avait tout simplement pas compris que la femme avait vu sa condition sociale évoluer depuis “quelques” (ne le choquons pas non plus…) années.

Je n’ai même pas osé lui demander le pourquoi de cette formule et j’ai préféré lui conseiller le verbe “présenter”… Moralité : utiliser le dictionnaire avec précaution…!